Une politique juste commence par une connaissance précise : projeter, territoire par territoire, les besoins de demain pour ne laisser aucun senior sans solution.
On ne prépare bien que ce que l'on mesure. La première condition pour agir est de disposer d'une connaissance fine des besoins, territoire par territoire.
Des travaux ont été engagés début 2026 avec les agences régionales de santé (ARS), les conseils départementaux et la DREES pour établir des projections robustes ; les premiers résultats sont attendus dès l'été 2026.
Le nombre de solutions manquantes à l'horizon du pic démographique de chaque département, au regard de l'offre actuelle.
La nature des solutions à créer et les transformations à engager en premier, dans une logique d'efficience.
Les territoires les plus vulnérables à la transition démographique, pour y concentrer l'effort.
Passer d'une logique de réaction à une véritable programmation territoriale, pour éviter les ruptures d'accompagnement.
Anticiper, c'est refuser qu'un senior se retrouve un jour sans solution.
C'est la difficulté, voire l'impossibilité, d'accomplir seul les gestes de la vie quotidienne : se laver, s'habiller, se déplacer, préparer ses repas. Elle est évaluée à l'aide de la grille AGGIR, qui classe les situations du GIR 1 (dépendance la plus forte) au GIR 6 (autonomie).
Les projections font état d'environ 2,8 millions de personnes en perte d'autonomie à l'horizon 2050, soit environ 700 000 de plus qu'aujourd'hui. Le nombre de personnes de plus de 85 ans doublera entre 2030 et 2050.
Parce que le vieillissement ne touche pas tous les départements au même rythme. Des projections locales, menées avec les ARS, les conseils départementaux et la DREES, permettent de repérer les territoires les plus exposés et de programmer à temps les solutions qui manqueront.
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